Futurescape : Art x Futur x Learning x IA, ISC Campus, Paris, 2023-24.
Futurescape Lab
Expérimentation Art, Futur et Innovation pédagogique
Campus ISC, Paris, 2023-2024.
Ce programme expérimental d’une année mené avec l’ISC Paris s’articule autour de l’exposition d’une nouvelle version du TAC Future Canvas déployé ici sous la forme d’une installation interactive dans le hall de l’école et appelée Futurescape.-
Celle-ci va permettre de mener différentes expérimentations pédagogiques et prospectives à destination des étudiants, enseignants, direction et entreprises partenaires de l’école, et prenant la forme de masterclass, atelier, publication, conférence.
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L’atelier Futurescape Lab venait explorer les enjeux prospectifs de l’IA en utilisant l’installation et en travaillant à partir d’images du futur générées par IA. Un compte-rendu de l’expérimentation pédagogique est publié dans le Livre-Blanc de l’école.

Présentation du projet
L’ISC est une école de commerce parisienne fortement positionnée et engagée sur la diversité et l’inclusion, ainsi que sur l’innovation pédagogique, notamment par son approche du Action Learning.
Conçu spécifiquement pour l’école qui souhaitait introduire une dimension artistique dans ses innovations, le projet Futurescape s’articulait autour d’une installation artistique et prospective exposée dans le hall de l’école et se déroulait en plusieurs séquences de fin 2023 à fin 2024.
L’installation comprend une nouvelle version du TAC Future Canvas avec toujours ses 5 sphères, accroché sur un grand mur peint en vert (couleur des tableaux d’école), sur lequel il est possible d’écrire au marqueur blanc.
En introduction du projet, le Masterclass « Art et Futurs Inclusifs », destiné aux étudiants du Master International (module pédagogique dirigé par Sabine Bacouel), permettait de montrer comment les expérimentations artistiques contribuent au futur et peuvent être des vecteurs d’innovation inclusive, notamment urbaine.
L’atelier Futurescape Lab (voir ci-dessous les détails), programmé pendant la Semaine de l’Apprendre de l’école, invitait les étudiants internationaux (niveau master), à explorer, en utilisant l’installation artistique, les enjeux de l’Intelligence Artificielle, grand thème de l’année de l’école.
Un long article paru dans le Livre Blanc de l’école a permis de mettre en lumière les bénéfices de l’expérimentation pédagogique, que ce soit : le principe de « futur lab » qui stimule l’engagement, l’imagination ou le désir de compréhension (donc de chercher de la connaissance et d’apprendre) ; la mise en scène et en espace de l’expérience qui permet d’avoir une bonne dynamique collective (action learning), de sortir du format du cours conventionnel, voire de transgresser le cadre de l’école (interdiction d’écrire sur les murs) ; le travail par l’image, le diagramme ou le grand format, qui permet de visualiser et de raisonner autrement ; la restitution publique des production à l’occasion d’un événement de l’école comme accélérateur de motivation pour faire un travail abouti ; etc.
Plusieurs événements à destination des entreprises partenaires de l’école rythmait l’année et ont permis de mettre en perspective et valoriser le projet parmi les innovations de l’école, tels que par exemple le partenariat stratégique avec le très prometteur Handilab, développé par la Fondation Fiminco à St Denis.
Atelier Futurescape Lab
L’atelier commençait par un temps de réflexion partagée sur l’ampleur des enjeux de l’IA grâce au diagramme qui permet d’appréhender l’ampleur des impacts et la bigger picture – et d’autant plus que ce diagramme est né d’une réflexion sur les enjeux prospectifs de l’IA, voir à ce sujet la genèse du TAC Future Lab.
Les étudiants étaient ensuite invités choisir des sous-thèmes, et à décrypter des images du futur de ces sous-thèmes produites par Chat GPT + Dall-e pour réfléchir à la vision du futur ‘imaginée’ par l’IA, affûter leur sens critique et gagner en discernement sur ses biais implicites.
Les trois sous-thèmes étaient : Future of Eating, Future of Work, et Future of Dating.
Venait ensuite un temps d’ouverture créative avec l’installation qui servait d’espace de brainstorming et de génération d’hypothèses prospectives sur le futur dans une vision élargie du monde, afin que les groupes croisent leurs étonnements, interrogations et idées. La possibilité de circuler dans l’espace, d’écrire sur le mur et d’échanger en toute liberté contribuait au décloisonnement de la réflexion.
Les groupes de travail avait ensuite pour tâche de construire une vision d’avenir de leur sous-thème sur de grandes planches visuelles, en se servant du TAC Future Canvas, d’images et d’informations recherchées en ligne.
Pour en savoir plus, télécharger l’article paru dans le Livre Blanc de l’école + qq images ci-dessous.
Rappel des axes de recherche du lab
Axe 1 : Transitions et Mondes Futurs
Axe 2 : Innovation Méthodologie Prospective
Axe 3 : Art et Recherche Prospective
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Science-Fiction et Métavers
discussion spéculative et exposition
Festival des Mondes Anticipés, Cité des Sciences et de l’Industrie, Paris, 2022.
A l'occasion du Festival, une nouvelle version du diagramme TAC Future Canvas est exposée en très grand format et devient paysage de thèmes et de pistes prospectives, en se parant de nuages de mots-clés positionnés sur les cinq sphères, comme autant d’indices du changement et du futur. Dans ce contexte artistique, le but est d’inviter le spectateur à mener sa propre investigation imaginaire, à la recherche de mondes futurs...-
En parallèle de l’exposition, Raphaële Bidault-Waddington prend part à une discussion spéculative sur les enjeux des métavers, autour de Ready Player One (Spielberg), un film qui met tout particulièrement en scène et en tension, mondes futurs, mondes virtuels et mondes fictifs - voir ci-contre l’article qu’elle écrit sur ce film à la même période.
A propos du Festival
Pour sa première édition, le Festival des Mondes Anticipés explorera le thème « Il faut sauver le vaisseau Terre » grâce à diverses animations dont la projection de 4 films d’anticipation. Ceux-ci seront suivis d’échanges entre les spectateurs et des invités à partir de la question « Si le scénario du film advient, quelles en seraient les conséquences pour les individus et les organisations humaines ? ». Chaque projection sera précédée d’une conférence indépendante qui, elle aussi, explorera le thème de la saison.
Autour de la salle, les visiteurs pourront découvrir une exposition qui présentera les visions positives du thème de l’année proposées par des artistes (la dystopie est laissée au cinéma !). Ils découvriront également des œuvres (romans, BD, courts métrages, projets d’urbanisme/architecture).
En plus d’être accueillis par la Cité des sciences et de l’industrie, les Mondes Anticipés sont soutenus par le Ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, par l’Institut des hautes études pour la science et la technologie, et Space’ibles, l’observatoire de prospective spatiale du CNES qui participe à la programmation du festival.
Cartel de l’œuvre
« Vers des Cosmologies Alien, prospective d’une refondation anthropologique », 250 x 280 cm.
de Raphaële Bidault-Waddington, artiste, auteure, prospectiviste, LIID Future Lab.
Vers des Cosmologies Alien est le laboratoire de R&D artistique et prospective développé par Raphaële Bidault-Waddington depuis 2017 afin d’adresser les grands défis planétaires qui secouent tous nos fondements anthropologiques.
L’ère de l’Anthropocène et la prise en compte de l’environnement montre combien les usages de société et les modes de vie hérités de l’ère industrielle, ne sont pas durables et doivent évoluer vers de nouveaux modèles d’habitabilité, sur Terre ou ailleurs, qu’il reste à inventer. De même l’avancée des technologies susceptibles d’augmenter l’humain comme de développer de nouvelles formes de vie, de corporéités, d’intelligence voire de conscience, obligent à reconsidérer ce que veut dire être humain, cet alien parmi les autres. Ceci convoque de nouvelles visions et ordonnancements conceptuels du monde, ce que les anthropologues appellent des cosmologies.
L’ampleur et la complexité des questions posées, requiert d’explorer de nouvelle manière de produire des connaissances qui transcendent les segmentations, logiques et disciplines, celles-ci étant souvent trop ancrées dans l’héritage rationaliste occidental. L’art est à ce titre une véritable ressource permettant à la fois d’ouvrir de nouvelles perspectives, intuitions ou raisonnements, comme de resynthétiser des vues d’ensemble.
Cette cartographie artistique, structurée en cinq sphères flottantes, entrelacées et non-hiérarchisées, est ainsi l’un des outils heuristiques du laboratoire, et permet de construire mentalement par l’imagination de possibles visions du monde et de l’avenir. Elle sert de canevas pour aussi bien cartographier des tendances ou scénarios prospectifs, que pour façonner ou analyser des univers futurs, qu’ils soient issus de la prospective ou de la science-fiction.
Discussion spéculative autour de Ready Player One (Spielberg, 2017)

Modérateur : Thibault Renard, Cybercercle
Intervenants : Raphaële Bidault-Waddington, artiste et prospectiviste ; Camille Rouge, fonctionnaire ; Rémi Sussan, journaliste ; Sylvain Cavalier, youtubeur.
Voir la vidéo sur Youtube
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Ouvrir les horizons futurs, imaginer de nouveaux mondes
Dispositif et expérience de futurescaping
Exposition dans le cadre de la saison ‘Champs des Futurs’, HiFlow, Genève, 2021-22.
L’installation « Vers des Cosmologies Alien, prospective d’une refondation anthropologique » exposée à HiFlow se déploie en un vaste panorama à 360° scénographiant une profusion d'images choisies pour être des 'signes du futur'. L'environnement immersif et contemplatif invite à méditer sur ces émergences et transformations pour mieux imaginer ce que seraient des mondes futurs...-
Reprenant les codes esthétiques du workshop et des moodboards, l'installation est aussi une version béta d'un prototype de dispositif de 'futurescaping', permettant de cartographier et conceptualiser les tendances prospectives, et de situer une diversité d'angles et de perspectives, selon les modalités de la recherche polygonale.
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Enfin, en arrière plan, l'oeuvre est également pensée comme une simulation spatialisée d’un algorithme prédictif qui se nourrirait de 'feeds' d'information infinis pour construire ses prédictions, et relève ainsi également du design spéculatif d'IA...
Ci-dessous, reprise des éléments de communication de HiFlow
Pour sa nouvelle saison CHAMPS des FUTUR(S), HiFlow, lieu hybride dédié à la création, à l’innovation et au développement durable, invite la Maison d’Ailleurs de Yverdon-les-Bains, l’artiste, chercheure et prospectiviste Raphaële Bidault Waddington, et le collectif de designer Fragmentin à investir ses espaces d’exposition.
Recherche artistique et prospective
Pour sa saison Champs des Futur(s), HiFlow invite l’artiste et prospectiviste Raphaële Bidault-Waddington à exposer une vaste installation dense et immersive, qui peut être visitée pour le plaisir d’une pure pérégrination esthétique, mais qui peut aussi devenir performative à l’occasion d’ateliers. Lors de ces séances de recherche prospective et collaborative, le participant s’engage alors dans une autre qualité d’attention, découvre les arcanes de l’installation et du futurscape qu’elle dessine, et entre dans le processus du futur lab qu’elle met en scène.
‘Vers des Cosmologies Alien, prospective d’une refondation anthropologique’ se situe à la pointe des expérimentations du LIID Future Lab – plateforme de recherche développée par RBW depuis 2000 – à cet endroit même où l’art peut contribuer à l’avancée d’une recherche prospective d’avant-garde.
L’installation fait suite à une série de publications, conférences et ateliers sur les cosmologies alien réalisés par l’artiste, en France, Allemagne, USA et Suisse depuis 2017 (voir ci-dessous) et à bien d’autres travaux antérieurs sur des thèmes tels que le futur des villes, des transitions, de la globalisation, de l’économie, des technologies, de l’identité, etc.
Ouvrir les horizons futurs, imaginer de nouveaux mondes
A l’heure de l’Anthropocène, de l’IA et de la post-vérité qui secouent tous nos usages comme nos fondements anthropologiques (science, ancrage terrestre, humanisme anthropocentrique, etc.), il devient nécessaire de se forger de nouvelles visions du monde et de l’avenir, ce que les anthropologues appellent des cosmologies. Dans ces nouveaux univers qu’il reste à imaginer, l’alien est autant l’humain qui doit redéfinir ses modes de vie et d’existence, l’IA dont les boîtes noires nous échappent, le non-humain, les virus et les espèces hybrides façonnées par la bio-ingénierie, et plus généralement l’inconnu et le futur.
Comme RBW l’évoquait dans sa conférence lors de l’inauguration de HiFlow en 2020, le changement de paradigme actuel nous demande de reconstruire une relation vivante et plurielle avec le futur, pour ne céder ni aux visions apocalyptiques ni aux fausses promesses technologiques disneyifées. Ce que RBW appelle les cosmologies alien, ce sont ces mondes futurs à réinventer individuellement et collectivement, en ouvrant et libérant l’horizon futur, et en le jalonnant de repères multi-dimensionnels (notions de topologie prospective et de futurescape). Malgré la diversité, le spectre et la complexité des champs des futurs à explorer, le futur appartient à tout le monde et l’exposition est une invitation à y plonger.
Ambiance immersive et inspirante
Bien qu’ouverte de toutes parts, l’installation, avec son effet de saturation débordante et son éclairage singulier, forme une sorte d’antre immersive, de « bulle poético-spéculative » (nom d’une autre installation iconique du travail de RBW), dans laquelle le spectateur est invité à laisser flotter son regard sur les centaines d’éléments mis en scène : images issues du web évoquant le futur, documents d’analyse et bribes de récit, concepts prospectifs et diagrammes conceptuels un brin énigmatiques (conçus par l’artiste et édités en série limitée – contacter l’équipe de HiFlow pour en savoir plus). Cartographiés sur les cinq murs flottants, ces éléments forment une topologie panoramique, un monde, non sans rappeler l’esthétique et l’ambition de l’Atlas Mnémosyne de Aby Warburg qui dessinait un panorama de l’histoire humaine en une encyclopédie d’images. Mais la manière dont les éléments sont disposés et son caractère très low-tech (l’installation est ainsi 100% recyclable), laissent également penser à un travail en cours, un chantier, comme si l’on visitait un laboratoire où venait d’avoir lieu une bouillonnante séance de brainstorming… peut-être dans un think-tank de prospective, ces instituts toujours un peu mystérieux et qui travaillent souvent de manière assez artisanale… à moins qu’il ne s’agisse du cerveau de l’artiste qui nous livre son paysage mental …
Dispositif heuristique spatialisé et modèle de machine prédictive
En arrière-plan de l’expérience sensorielle, l’installation poursuit les recherches de RBW et du LIID sur les formes et la production de connaissance (heuristique) par l’art. Portée par cinq parois disjointes, l’installation reprend la figure du polygone ouvert chère à l’artiste, et par laquelle elle spatialise et croise différentes perspectives formant ainsi une topologie à 360° des enjeux prospectifs à adresser – voir son projet Polygon exposé en 2010 à la galerie Apex à New York puis reformulé de manière fictionnelle dans son livre « Paris Ars Universalis, scénario-fiction d’un futur Grand Paris »(éditions L’Harmattan, 2017), ou encore son projet Sémiospace mené à Zurich et Genève en 2014-16.
Sur chaque mur est déroulé un feed d’information pouvant être enrichi sans fin, et mettant en lumière des tendances et des indices du futur, ce que les prospectivistes appellent des « signaux faibles », sans que l’on sache exactement ce qui les définit. A mi-chemin entre innovation prospective et questionnement sur ses développements technologiques actuels, l’installation modélise à échelle humaine l’architecture d’un algorithme prédictif qui détecterait ces signaux et formulerait des visions ou scénarios futurs à partir du big data.
De part et d’autre des feeds de couleur, les matériaux de recherche et diagrammes viennent soutenir (ou programmer ?) cette analyse spéculative mobilisant autant la raison que l’imagination. Tout en restant résolument composite, chaque mur adresse une échelle de réflexion permettant une vision en écosystème, une multiplicité de point d’entrée et une diversité de raisonnement prospectifs. Les matériaux sont issus des recherches prospectives les plus avancées et sont explicités lors des ateliers.
En plus de sa dimension contemplative, l’installation peut donc également servir à se former à l’art du futur, à imaginer des scénarios et stratégies futurs pour des organisations publiques ou privées, à écrire le scénario d’un film, à concevoir un projet, un jeu vidéo, et bien d’autres choses…
Le cheminement cognitif ouvert et exploratoire vers des cosmologies alien développé par RBW fait écho aux réflexions sur les nouvelles philosophies post-humanistes (Ferrando), fictions hors-science (Meillassoux), littératie des futurs (Miller) et techniques de future design et de world-building (Zaidi) qui renouvellent actuellement l’art de la prospective.

Biographie
Artiste et auteure au parcours atypique, Raphaële Bidault-Waddington voit l’art comme un vaste laboratoire de recherche formel, conceptuel et expérientiel du monde, ce qui l’a amené à développer une pratique hybride et protéiforme dans et en dehors de la sphère de l’art, notamment sur le terrain de la prospective. Son travail inclut une exploration de fond sur les images, les imaginaires et les formes de la connaissance, donnant lieu à des installations, des photo-montages, de diagrammes, des textes et des conférences.
Si sa visibilité artistique reste discrète, sa plateforme de recherche prospective LIID Future Lab expérimentent depuis 2000 de nombreuses collaborations à la croisée des sphères urbaines, économiques et académiques. LIID conçoit des futurs labs pour explorer le futur que ce soit de sa propre initiative (comme sa R&D sur les cosmologies alien), ou pour des entreprises, des villes, des universités, des think-tank et des lieux culturels en France et de nombreux pays.
Quelques références : Institut des Hautes Etudes en Science Technologies, Paris ; Grand Paris / Ville de Paris ; Urban Lab UCL, Londres ; Aalto University, Helsinki ; Tong Ji University, Shanghai ; Etisalat Academy Dubai ; Ville de Montévidéo (Uruguay) ; Fondation LUMA, Arles ; Parc de la Villette, Paris ; Groupe Galerie Lafayette ; Bouygue Immobilier et Bouygue Construction ; Peclers Future Trends, Paris ; Insitute For The Future, Palo Aalto ; GDI Future Think-tank, Zurich ; etc.
RBW est membre du New Club of Paris, un réseau d’experts internationaux en économie de l’immatériel et politique d’innovation, et du Global Foresight Network de l’Unesco.
Voir toutes ses productions artistiques et expositions sur www.rbidaultwaddington.net
Et toutes ses conférences, publications et futur labs proposés aux organisations sur www.liid.fr
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